Ne pas réfréner ses hormones, c’est faire une connerie.
Il pourrait presque réciter le cours par cœur. Pourtant cela va faire plusieurs années qu’il n’a pas eu de classe de biologie. A moins que ses souvenirs proviennent d’un morceau d’émission vulgarisatrice vu à la télévision. Quoiqu’il en soit, le mécanisme se dissèque dans sa tête. Mais cela ne change rien au résultat. Un homme averti en vaut peut-être deux mais un homme averti ne fait pas pour autant un homme sage.
Un homme averti n’évite pas forcément les clichés. C’est le printemps. C’est les hormones. L’envie de disséminer ses gamètes à tout va comme une fleur de pissenlit. Mais ce faisceau d’indices ne parvient pas à troubler le cheminement biologique. Il ressent une attirance pour elle, alors qu’il ne devrait pas, culture monogame oblige.
Il se laisse aller à ces douces sensations qui irriguent son cerveau, dans l’intimité de sa boite crânienne. A l’extérieur, rien de visible. A l’intérieur, un léger trouble. Que doit-il penser de tout ça ? Il ne sait pas, il ne sait plus, il est perdu. Enfin perdu c’est vite dit (et dit surtout pour faire une référence musicale), il n’est pas perdu, il se pose juste des questions, des questions purement théoriques.
Ne pas réfréner ses hormones, c’est faire une connerie. Mais il a un détestable penchant pour faire des conneries.